Smartphones : Google lève le voile sur le Nexus One

Smartphones : Google lève le voile sur le Nexus One

Fini les rumeurs et les spéculations… En partenariat avec HTC, Google s’apprête à présenter son premier téléphone mobile aux Etats-Unis : le Nexus One.

Contrairement à ce qu’il affirmait en 2007, lorsqu’il a pour la première fois dévoilé son système d’exploitation Android, Google s’apprête bel et bien à lancer un « téléphone intelligent » à sa marque. Après plusieurs mois de tests, le Nexus One – c’est le nom du nouveau terminal – a fait une entrée fracassante sur Internet début janvier, via la diffusion « exclusive » de clichés par le site américain Engadget*. Il sortira complètement des cartons ce 5 janvier aux Etats-Unis, confirmant ainsi les craintes des équipementiers mobiles de voir le moteur grignoter progressivement leurs positions sur un marché déjà éprouvé par la crise et l’arrivée en force de l’iPhone d’Apple.

A quoi faut-il s’attendre ? A pas grand chose pour l’instant, si l’on en croit Carolina Milanesi, directeur de recherche sur le segment des terminaux mobiles pour le cabinet d’études Gartner. Selon elle, « ce qui importe ce n’est pas vraiment le nouveau téléphone, qui ne devrait pas changer fondamentalement le paysage concurrentiel à court terme, même si cela témoigne de la volonté de Google d’imposer sa marque à tous les niveaux ». Le plus important, explique-t-elle, « reste la plate-forme logicielle Android, qui a une très bonne interface et a réalisé de sérieuses avancées dernièrement face aux autres systèmes d’exploitation ».

HTC partenaire privilégié

Le Nexus One de Google sera fabriqué par l’équipementier taïwanais HTC, tout comme les modèles Dream et Magic, qui tournent eux aussi sous Android et sont respectivement commercialisés en France par les opérateurs Orange et SFR. « HTC est depuis longtemps l’un des partenaires clés de Google et il semble évident que ce constructeur produira leur nouveau smartphone », confie Carolina Milanesi.

Mais pour réussir son opération, Google devra encore obtenir « le soutien de nouveaux opérateurs hors des Etats-Unis », d’après Carolina Milanesi (selon nos confrères du Point, SFR sera son premier partenaire en France). Il lui faudra aussi probablement « commercialiser son smartphone en direct en le subventionnant pour conquérir une population de développeurs assez sensible aux coûts ». Et ce, en évitant soigneusement « d’entrer en concurrence frontale avec ses autres partenaires, comme Motorola ou Samsung, qui produisent eux aussi des terminaux sous Android ». La partie est donc loin d’être gagnée.

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